Les dégâts dus au mélange huile moteur/eau de mer (quelques litres d'huile pour au moins 2000 litres d'eau) sont impressionnants, montrant un "paysage de désolation". Le niveau est monté jusqu'à la table à cartes, ce qui veut dire a couvert toutes les couchettes et banquettes, le moteur, les batteries, a rempli le frigo, imbibé tous les guides nautiques, s'est infiltré dans le moindre équipet, etc, etc.. Tous les contacts électriques noyés se sont oxydé à une vitesse incroyable.
Au final, a été perdu :
le frigo
les régulateurs solaires, les coupe-batteries moteur et éolienne, le chargeur de quai et le disjoncteur
le tableau électrique inférieur
le mini PC (sous la table à cartes) et beaucoup de connectique (cables USB), même ceux qui n'étaient pas sous l'eau, juste par oxydation
le transmetteur audio → bluetooth et le GPS bluetooth
a été sauvé:
toute l'électronique de navigation, les tablettes et smartphones, l'autoradio
le tableau électrique du moteur, les batteries
la batterie du torquedo (normale puisque en principe étanche)
En suspens: la gazinière (feux ok, mais pas le four), l'outillage rincé à grande eau mais qui ne protège pas vraiment de la rouille
Et probablement il y aura des découvertes à plus ou moins long terme.
Coté alimentation, il apparait que les emballages "écolos" dont la qualité première est d'être biodégradable, n'étaient pas adaptés à la situation! Adieu pâtes, riz, semoule, boulgour, polenta, etc.. Pour les conserves, peu de pertes, mais des boites bien grasses à manipuler avec précaution. Quant aux cubis, si les cartons n'ont pas résisté, les poches ont tenu, ouf!
Coté chantier, la coque a vite été réparée, en mode "barge ostréicole" puisque c'est l'activité essentielle du chaudronnier et qui du coup refuse de meuler le cordon de soudure extérieur. La cicatrice est donc bien visible et le forfait ne peut être caché. Un jour peut être, à l,occasion de la prochaine peinture...
Le moteur a été sorti, nettoyé, repeint, alternateur et démarreur changés.
Le nettoyage a été plus problématique. Il faut dire que c'était une opération particulièrement fastidieuse. Une entreprise extérieure a été sollicitée mais elle était plus spécialisée dans le lavage de carreaux que dans le fond de cale et a rapidement abandonné. Un employédu chantier s'y est mis, le gros a été fait, mais que de recoins omis, il est vrai parfois inaccessible!
Il a fallu remplacer des équipements, du coup "refit" et hausse du niveau technologique, Android va devenir inispensable pour piloter tout ça, l'avenir dira si c'est une option judicieuse.