Le passage des Héaux suppose de composer avec la hauteur d'eau à la Grève de l'Eglise, les courants et des horaires compatibles avec le mode de vie de retraités. Bref, s'affranchir de ce "problème" avant la traversée est une bonne option. Port Blanc, à 15 milles, indépendant des marées, petit vent de nord, répond à tout, 3 bords (honnêtes à 90° puisque poussé par le courant) pour passer les Héaux.
Le nettoyage de la coque n'a pas rendu la vie au loch, des investigations supplémentaires s'imposent.
La Jument des Héaux semble avoir disparu, de même que la première perche babord de l'entrée de Port Blanc. Si, au lieu de consulter les Avurnav (qu'à l'heure du numérique il est facile de le faire avec l'application ad hoc) à l'arrivée, et non avant le départ (manque de rigueur total du "capitaine"), nous aurions été prévenu. Mais à l'heure de la haute technologie a t-on besoin de connaitre l'état du balisage?
Comme le départ pour les Scillies est prévu le lendemain, et que très bizarremment décidé à être administrativement en règle (après des décénnies de revendication "no border"), déclaration est faite aux autorités britanniques, via un formulaire immatériel, de notre arrivée (il faut être capable de donner celle-ci à 2 heures près, après plus de 24h de traversée, curieuse exigence de la part d'un pays dit de marins). En préparant cette démarche, on prend connaissance des règles douanières (brexit oblige) où il apparait que l'on a le droit de n'amener que 18 litres de vin "plat" (i.e. non pétillant), alors que 12 cubis de 3 litres sont en fond de cale. L'idée est venue de boire l'excédent avant de débarquer, mais c'était déraisonnable, et donc on verra bien (mais des années de fréquentation des Scillies montrent que si il y a bien un "custom office" à Saint Mary's, on ne voit jamais l'ombre d'un uniforme de "gabelou" sur aucune des îles).