Séquence psy (où il faut passer du "nous" ou "on" à "je"!):
Cette incapacité à envisager d'autres activités estivales que la navigation, sur MON bateau qui plus est, ne repose pas sur rien, bien sûr, c'est du lourd. Olivier Kersauson, spécialiste des bons mots, parfois plus que douteux, aurait dit, un jour (mais je n'ai pas retrouvé la source), que la mer est comme le divan d'un psy sur lequel (le divan) il est bon de s'étendre. Eh bien l'analyse dure depuis 50 ans, et apparemment aucun progrès pour s'extraire de l'addiction!
Pour l'heure on n'a pas assez d'imagination pour faire autre chose de notre "besoin" de changer d'air que de naviguer. L'alternative la plus proche, le camping car, n'excite pas vraiment. D'autant que pour trouver la même habitabilité qu'Ilanoo, il faudrait un "camping bus"! Ce qui, indépendamment des considérations financiaro-écolo-éthiques, en rajouterait une couche sur les restrictions d'accès, déjà nombreuses réglementairement, aux lieux "sauvages". Certes la réglementation des mouillages se durcit également en mer, notamment sur les côtes françaises, mais il reste une grande liberté dans les eaux "nordiques". Alors va pour quelques ilanoozeries de plus, ce qui implique un entretien minimum et, croissance oblige dans notre système économique, quelques améliorations.
Question entretien des oeuvres vives, même si chaque mise au sec se fait sur les mêmes tréteaux, le ressenti est que c'est de plus en plus bas, rendant ponçage et peinture de plus en plus fastidieux. Donc, dans l'espoir ne pas avoir à poncer pour les prochains carénages, va pour 4-5 couches de doxanode, après un ponçage aussi complet que possible pour une bonne accroche. Tout ça en pleine période de la fameuse canicule de ce mai 2026. C'est trop tôt pour connaitre le succès de toute cette sueur, mais au moins on a gagné le sentiment de ne pas être une feignasse et de bien mériter de naviguer!
La diététique étant une donnée importante on se doit d'emporter "en quantité" fruits et légumes frais, ce qui suppose un stockage dans de bonnes conditions. Précédemment cela se faisait dans des bacs en platique entreposés dans la cabine arrière. Mais:
donc plan B: on sacrifie le spi lourd que l'on n'utilise jamais pour récupérer l'espace nécessaire à un "cellier" en cagettes à clairevoies et on charge encore un peu plus sur babord. Diététique ou "performance" au près, il faut choisir. Et pas question de matosser!
Puisque "nous" (une ou deux personnes?) nous obstinons vers les hautes latitudes, et que les exigences de confort (en l'occurence la surface habitable disponible) s'accroissent au rythme du compteur, un aménagement reluqué et envié de longue date sur les voiliers rencontrés dans "les eaux nordiques" est enfin envisagé. Objectif: gagner une pièce de vie plus simple à installer que le magnifique mais très lourd (et fastidieux à installer) taud d'hiver conçu pour le périple norvégien de 2012. Ce qui fut joliment réalisé par une sellière professionnelle:
Pour être bien sûrs de "rentabiliser" ces investissements, changement du radeau de survie, et selon l'adage "c'est payé, c'est consommé jusqu'au bout" (adage généralement appliqué au restaurant) on en prend donc pour 18 ans!
Une fois tout ceci fait, l'informatique duement mise à jour, il n'y a plus qu'à attendre le jour J. Et cette année, pas de navigation par procuration pour tuer le temps: la Galienne part faire du tourisme urbain (Londres, Edimbourg, Glasgow), beaucoup moins excitant que Saint Kilda, et d'ailleurs n'est toujours pas parti le 7 juin, Saffire a été vendu et le Cornish Craber de substitution n'a pas l'AIS. Du coup, réduit à suivre les courses, qui ne manquent pas (1000 race, Solitaire du Figaro, Vendée Artique), mais sans risquer l'addiction de Virtual Regatta